Alimentation et maladie grave-1

 

« J’ai un cancer, une maladie auto-immune, un dérèglement hormonal grave, une maladie inflammatoire ou une maladie dégénérative. Quelle alimentation puis-je adopter pour donner toutes ses chances à mon organisme ? »

 Cette question « alimentation et maladie grave » m’est tellement fréquemment posée, dans ma consultation, que j’ai décidé d’y répondre sous forme d’une série de trois articles.

Dans ce premier article, nous décrivons la situation et l’implication de l’alimentation dans la maladie grave, dans un deuxième article, nous retiendrons quelques aliments favorables ou défavorables à chaque situation physiopathologique et enfin dans une troisième partie, nous verrons une journée type et les aliments de santé en général.

 

Alimentation et maladie grave dans la médecine conventionnelle

 

Le plus souvent, les patients, venant à ma consultation, ont déjà demandé, au médecin spécialiste qui a posé le diagnostic de la maladie et à leur médecin traitant, quel type d’alimentation pouvait les aider à guérir.

Les réponses fréquemment faites par le corps médical conventionnel véhiculent deux idées :

  • « déjà que vous avez à subir cette maladie, mangez ce qui vous fait plaisir » ;
  • « ce n’est pas le moment de faire un régime, ça va vous affaiblir encore plus et dans votre situation, il faut garder des forces ».

L’une comme l’autre, ces propositions éloignent votre organisme un peu plus de sa capacité de se réparer et de se régénérer.

Dans la plupart des esprits, aussi bien chez les médecins que les malades, ce sont les chimiothérapies, les radiothérapies, la chirurgie, les traitements allopathiques, le plus souvent à vie, qui peuvent vous soigner et vous offrir de « belles rémissions ». Et dans ce cas, la solution qui va soigner vient de l’extérieur.

 

Alimentation et maladie grave dans les médecines alternatives

 

Il y a une toute autre façon d’aborder la maladie totalement complémentaire de la précédente. Elle consiste à faire appel à sa vitalité, ses forces intérieures, à la part de nous qui sait – le médecin intérieur. Ainsi, nous devenons pleinement acteur de notre santé et de notre vie.

Elle consiste à :

  • se mettre à l’écoute de ce que le corps vient nous dire ;
  • observer comment la maladie s’est installée ;
  • repérer a posteriori tous les signaux précurseurs qui n’ont pas été entendus en leur temps ;
  • comprendre où le corps dysfonctionne, quelles structures ou quels viscères sont touchés ;
  • tirer des conclusions et des décisions sur la façon de mener sa vie.

Dans cette manière d’aborder la maladie, nous pouvons alors largement profiter de la merveilleuse synergie de ces deux formes de médecine.

  • La médecine conventionnelle, se situant du côté de la maladie, pallie à l’urgence.
  • Les médecines alternatives ou non conventionnelles, cherchant elles à maintenir la santé ou y revenir s’il y a maladie. En pratiquant un bilan de santé complet, elles repèrent et éclairent les premiers symptômes qui étaient souvent passés inaperçus. Des mots sont mis sur ce qui a permis au corps physique de perdre, jour après jour, son homéostasie.

L’objectif de toute cette « enquête rétro-active » est de comprendre au mieux la genèse de la maladie, les conditions dans lesquelles elle s’est installée, petit à petit. Ceci permet de proposer des changements dans l’hygiène de vie qui peuvent porter sur l’un ou plusieurs des « sept piliers de la santé ».
Il va de soi que nous avons tout intérêt, pour choisir les secteurs sur lesquels nous allons opérer, à utiliser la loi 80-20.

 

De nombreuses actions sont possibles pour compléter le traitement médical et chirurgical officiel :

  • accorder plus d’importance à la qualité et quantité de sommeil ainsi qu’à des temps de repos au cours de la journée ;
  • mieux gérer sur le plan psycho-émotionnel les facteurs de stress répétitifs ;
  • pratiquer un exercice physique doux mais quotidien, voire bi-quotidien, ne serait-ce qu’une marche dans un parc dix à quinze minutes ;
  • prendre des temps pour respirer, se relaxer, se mettre à l’écoute des besoins du corps ;
  • penser à hydrater le corps et cesser de confondre la soif avec la faim J;
  • adopter une alimentation vivante, basifiante, anti-inflammatoire qui va, jour après jour, restaurer la vitalité mais aussi une alimentation plaisir, pour se faire du bien, qui satisfasse à la fois les besoins du corps, mais aussi ceux du mental et de l’émotionnel, en faire de beaux moments de convivialité avec sa famille, ses amis ou avec soi… et les aliments qui vont nous nourrir.

 

L’alimentation au cœur de l’épigénétique

 

Lorsque nous étudions des populations d’asiatiques qui migrent vers les Etats-Unis ou l’Europe, nous constatons que l’incidence du cancer de la prostate ou du sein se modifie radicalement.
Elle était vingt-cinq fois plus faible pour le cancer de la prostate et dix fois plus faible pour le cancer du sein chez l’asiatique vivant dans son pays. Lorsqu’il migre aux États-Unis et adopte le mode de vie et le régime alimentaire américains, les taux de cancer deviennent similaires à ceux de la population locale. Il est clair que ce n’est pas la génétique qui préside au développement d’un cancer, mais bien l’épigénétique c’est-à-dire les habitudes alimentaires et l’hygiène de vie.

Le cancer du côlon, du sein et de la prostate sont étroitement liés à l’alimentation.

Environ trois quart des cancers de la prostate pourraient être évités avec une alimentation et un mode de vie corrects.

 

Terminons en examinant le terrain qui fait le lit des maladies graves

 

Notre hygiène de vie influence notre terrain, peut générer de l’acidose tissulaire ou de l’inflammation qui vont être le lit de la plupart des maladies, mais qui vont également moduler la façon dont notre génétique s’exprime.

Prenons l’exemple du processus cancéreux et de son micro-environnement tumoral.

Il a été démontré qu’une alimentation, comprenant 80% de légumes et 20% de protéines animales sous forme de poissons et fruits de mer, apportait une grande aide tant dans la prévention que dans la régression de la maladie.

Lors de l’installation d’un cancer, nous retrouvons fréquemment plusieurs mécanismes qui constituent le terrain favorable à la croissance et au développement des tumeurs :

  • du stress oxydatif, un excès de radicaux libres, un terrain global d’acidose tissulaire ;
  • un terrain inflammatoire ;
  • un syndrome métabolique, une obésité, une résistance tissulaire à l’insuline, un prédiabète, insuline et IGF-1 en excès ;
  • un système immunitaire déficient ;
  • une flore intestinale ou microbiote en mauvais état ;
  • une angiogenèse trop facile.

Il est clair que si nous sommes en capacité d’améliorer toutes ces situations dès leur apparition, nous exerçons une bonne prévention vis-à-vis du développement de cancers et de l’ensemble des maladies graves. Mais et c’est fondamental, nous aurons aussi une action favorable dans l’amélioration des conditions présidant à l’auto-guérison et donc une meilleure chance de « guérir » de cette maladie grave.

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