Bien choisir son huile essentielle

Bien choisir son huile essentielle est indispensable pour obtenir de bons résultats.

Les essences aromatiques ou huiles essentielles ont des actions très puissantes qui peuvent varier d’une sous-espèce à une autre, c’est dire l’importance de connaître leur nom détaillé en latin afin de ne pas faire de confusion.

Nous allons d’abord donner quelques notions sur la nomenclature officielle en matière de phytothérapie et d’aromathérapie.
Puis nous verrons les indications indispensables qui doivent figurer sur le flacon.

Nomenclature officielle en aromathérapie

Une plante se définit par :

  • sa famille ;
  • son genre ;
  • son espèce ;
  • ses sous-espèces, le plus souvent géographiques​.

La nomenclature utilisée en aromathérapie est héritée des travaux de Linnée.

C’est un système binominal qui permet de désigner toutes les espèces à partir de la combinaison de deux noms latins qui comprend :

  • le nom de genre en latin, au nominatif singulier, dont la première lettre est en majuscule ;
  • le nom de l’espèce en latin, écrit entièrement en minuscules, s’accorde avec le genre grammatical du nom de genre.
  • d’éventuelles sous-espèces peuvent être nommées en fonction de caractéristiques spécifiques.

Chaque pays utilise un nom vernaculaire, dans sa propre langue, souvent pour dénommer la plante qui pousse dans sa région du globe.

Ces noms vernaculaires varient d’un pays à l’autre voire d’une région à l’autre. Nous allons donc avoir de nombreuses dénominations pour la même plante d’où l’importance de revenir au nom latin, universel, donnant le genre et l’espèce et d’éventuelles caractéristiques de sous-espèce.

Prenons un exemple, celui de la lavande.

Le genre est Lavandula.
Les différentes espèce décrites sont :

  • Lavandula spica, dénommée lavande aspic ;
  • Lavandula vera, dénommée lavande vraie ;
  • Lavandula officinalis, dénommée lavande officinale ;
  • Lavandula angustifolia, dénommée lavande fine ;
  • Lavandula burnatii dénommée lavandin ou lavandin super ;
  • Lavandula stoechos, dénommée lavande stoechade.

Le deuxième nom qualifie souvent un trait caractéristique de l’espèce, et peut être formé à partir d’une zone géographique (bord de mer, montagne, désert), d’un nom de lieu ou de pays, d’un nom de personne, d’un mode d’action.

Pour exemple, Lavandula spica tient son nom d’espèce du fait qu’elle est très active sur la piqûre du serpent de même nom. Lavandula angustifolia le tient à la finesse de ses feuilles.

Bien choisir son huile essentielle grâce aux indications portées sur l’étiquette

Un certain nombre de renseignements doit figurer sur le flacon ou sur son emballage.

Le nom de l’huile essentielle est complet en français et en latin, selon la nomenclature vue ci-dessus.

Cela permet, comme nous l’avons vu dans le précédent paragraphe, de savoir sans ambiguité de quelle huile essentielle nous parlons, d’en connaître les molécules majoritaires qui la composent et donc ses principales indications.

Par exemple, le genre Eucalyptus a plusieurs espèces d’actions très différentes, donc la simple dénomination Eucalyptus est très insuffisante pour connaître la composition et donc les actions de cette plante :

  • Eucalyptus radiata, l’eucalyptus radié a une action sur la sphère ORL
  • Eucalyptus citriodora; l’eucalyptus citronné qui, lui, a une action anti-inflammatoire.

L’huile essentielle répond à différentes normes

  • HEBBD : Huile Essentielle Botaniquement et Biochimiquement Définie ;
  • HECT : Huile Essentielle ChémoTypée ;
  • 100 % pure : ce qui exclut toutes les huiles essentielles :
    • coupées avec d’autres produits, de cosmétique par exemple ;
    • allongées grâce à d’autres huiles essentielles de composition proche mais beaucoup moins onéreuses, un bon exemple est l’HE de Rose fort rare, et donc très chère, qui est bien souvent coupée par de l’HE de Géranium d’Egypte ;
    • dénaturées ou rectifiées.
  • 100% naturelle : ne contenant aucun produit de synthèse ;
  • 100% intégrale et complète : par souci de rentabilité, les temps de distillation peuvent être raccourcis et l’huile essentielle sera incomplète ;
  • double contrôle en laboratoire par chromatographie.

Toutes ces informations permettent de connaître dans le détail tous les composés moléculaires d’une huile essentielle et ainsi de définir son profil thérapeutique avec précision.

La composition biochimique est précisée si nécessaire

Deux mêmes plantes, c’est à dire même genre et même espèce, croissant dans des lieux différents, peuvent sécréter des essences très différentes en fonction de divers éléments comme l’ensoleillement, le climat, la composition du sol, l’altitude, etc.

Cette composition biochimique fine est appelée chémotype et cette information garantit la composition exacte du produit contenu dans le flacon.

Pour certaines plantes, il peut exister des chémotypes différents et donc des huiles essentielles à actions différentes qui sont du même genre et de la même espèce, seules les sous-espèces diffèrent de par les molécules.

Par exemple, pour Thymus vulgaris :

  • Thymus vulgaris CT linalol = thym commun à linalol
  • Thymus vulgaris CT thymol = thym commun à thymol

Le thymol est une molécule de la famille des phénols qui sont dermocaustiques et hépatotoxiques, il est donc très important de l’utiliser à bon escient avec les précautions d’usage.

L’organe distillé doit être indiqué

Les diverses parties d’une même plante comme la fleur, la feuille, la tige, l’écorce ou la racine peuvent produire des essences différentes.

Prenons l’exemple de la plante Citrus aurantium amara, l’oranger amer :

  • si l’on distille la fleur, on obtient l’huile essentielle de Néroli qui a une action antibactérienne ;
  • tandis que le distillat de la feuille donne l’huile essentielle de Petit Grain bigaradier, qui a une action calmante sur le système nerveux.

De plus, le flacon doit être en verre, fuir toute forme de plastique.

il doit être opaque à la lumière et muni d’un compte-goutte efficace.

Les huiles essentielles font partie intégrante des outils à disposition pour entretenir santé et vitalité. Cependant bien choisir ses huiles essentielles, avoir les bons réflexes face à un petit souci du quotidien, savoir constituer sa trousse d’urgence en fonction des saisons ne s’improvisent pas.

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