BIEN GÉRER SON MENTAL ET S’EN FAIRE UN ALLIÉ

 

Bien gérer le mental est un des piliers de la santé et du retour à l’homéostasie, à chaque instant de notre vie.
L’être humain, composé de milliards de cellules, dispose d’une équipe Corps-Mental-Emotionnel. Nous sommes, le plus souvent, totalement identifié(e)s au corps, au système mental ou aux émotions, les subissant et les refoulant. Nous sommes alors soumis à des pensées parasites qui nous bloquent sur place, dans l’incapacité de réfléchir clairement, d’agir et même de respirer.

Cet état d’anxiété, ces crises d’angoisse, cet état de fond dépressif ou ces peurs paralysantes sont des sources de stress supplémentaires pour l’organisme et font le lit d’un malaise ou mal-être au quotidien et de nombreuses maladies.

Nous allons d’abord définir ce que nous appelons Mental, voir les différences entre les pensées « qui tournent à vide » et le processus « intention-réflexion » puis nous aborderons le mental en tant qu’allié efficace et détendu et, enfin, nous terminerons avec quelques conseils simples à installer dans notre quotidien pour enrayer et sortir petit à petit de ces situations de blocage.

 

Le mental, de quoi parle-t-on ?


1- Définissons d’abord le mental.

Dans cet article, nous entendons par mental, tout le système de pensée, d’idéation, tout l’appareil psychique, intellectuel qui permet à l’intention de prendre forme et consistance.

Le mental est l’un des trois membres de notre équipe Corps-Mental-Emotionnel. C’est une structure fondamentale qui nous maintient en vie, dont un des buts essentiels est de nous éviter des dangers. De ce fait, non seulement, il n’est pas à faire taire ou à abattre mais à écouter, soutenir et rassurer.


2 – Le mental prend souvent le devant de scène dans notre vie

Il a la capacité à prendre les rennes de notre vie, surtout lorsque nous nous laissons déborder par des facteurs de stress répétitifs.

D’ailleurs, il entretient, avec beaucoup d’efficacité, nos peurs archaïques, nos identités et fausses croyances qui nous barrent le chemin. Il nous fait douter, procrastiner, abandonner et nous empêche de goûter l’instant présent, polluant en permanence un futur hypothétique avec un passé révolu.
C’est lui qui nous fait regretter nos actions passées : « tu aurais dû t’y prendre autrement, faire comme-ci ou comme-ça » « pourtant, tu le savais bien que tu ne t’en sortirais pas » etc

Cette pensée est créatrice et auto-entretient les croyances limitantes : à force de penser que l’on n’est pas capable, effectivement les échecs répétitifs s’installent et renforcent encore ce processus pour les actions à venir.

Pourtant, tenter de le faire taire, c’est lui donner encore plus de présence et de puissance.


3 – La merveilleuse suite logique « intuition – intention – réflexion »

La Médecine Traditionnelle Chinoise est claire sur le processus d’idéation de l’être humain.

Shen, l’Esprit, loge dans le « Cœur-centre » dit Empereur, à ne pas confondre avec le « Cœur-ministre » qui est l’organe qui bat et propulse le sang jusqu’aux confins du territoire.

Shen permet l’intuition qui se spécifie en intentions, et qui nourrit la réflexion. La réflexion est un développement de la pensée qui aboutit et qui permet de prendre des décisions et de passer à l’action de manière claire et sereine.

Cette réflexion est donc hautement bénéfique, lorsqu’elle a lieu dans la sérénité et la paix, elle est source d’efficacité dans l’élaboration et la réalisation.

Le mental n’est donc pas une « machine infernale » qui ne serait là que pour nous couper de l’instant présent, nous séparant de nos ressentis et de nos émotions.

Le défi n’est donc pas de se couper du mental, de le maîtriser, de le faire taire, de le renforcer ou de l’anéantir, mais bel et bien, d’accueillir, de se détendre, d’observer toutes ces pensées qui vont et viennent, qui passent et de s’en désidentifier.

 

LE MENTAL, UN ALLIÉ CALME ET EFFICACE

La nuance entre maîtriser le mental et accueillir-rassurer le mental

1- Voyons d’abord comment maîtriser ou renforcer le mental.

Tout le monde du développement personnel propose de renforcer le mental, de le positiver, au mieux d’orienter sa journée avec des temps forts, poser l’intention le matin, installer la gratitude dans sa vie, sans parler de ce fabuleux pouvoir de l’intention, empreint de toute-puissance et de magie.

Un exercice simple, face à une crise d’angoisse ou de déprime, consiste à s’arrêter et s’imaginer dans une situation agréable en pratiquant une respiration consciente et en la ramenant dans le ventre.
Cette technique fonctionne très bien mais ne nous mène pas jusqu’au ressenti émotionnel. Nous sortons de la crise par un effort mental et nous donnons le plein pouvoir au mental qui s’en trouve renforcé.
Cet exercice illustre parfaitement l’expression « avoir un mental fort » ou « penser positif pour une vie positive ».

Cette façon de faire calme la crise mais ne va pas en profondeur jusqu’à la racine qui se loge essentiellement dans des peurs archaïques, peur d’être abandonné(e), peur de ne pas être aimé(e), peur de mourir, peur du vide…

Après quelques minutes d’apaisement, le mental reprend son activité-bavardage, les peurs remontent à nouveau et la crise d’angoisse revient.

2- Alors comment accueillir et rassurer le mental

Se caler sur la respiration, constater qu’elle est thoracique et consciemment la ramener dans le ventre, prendre quelques instants pour la laisser s’installer dans son alternance naturelle du flux de la vie : ceci permet de se connecter à « l’ici et maintenant » et d’oublier le flot de pensées parasites.

Goûter pleinement à ce moment de paix et laisser venir, sans juger, sans filtrer, ni retenir ou renvoyer :

  • toutes les sensations corporelles, agréables ou désagréables
  • toutes les pensées, en observant leurs allées et venues dans notre champ de perceptions
  • toutes les émotions qui sont appelées par ces pensées, les laisser venir, prendre leur pleine puissance, sans laisser le mental les classer en bonnes ou mauvaises émotions, juste les accueillir en tant que mouvements d’énergie et informations concernant l’être humain que nous sommes

Simplement ressentir et accueillir la situation de l’équipe, installer le dialogue avec chacun des membres, le corps physique, le système mental et le système émotionnel.

Surtout, ne rien classer en « bon ou mauvais », en « ouvrant ou fermant », en « négatif ou positif ». Bref, sortir des dualités qui sont source de lutte et de tension.

Cette attitude est très simple, mais peut cependant être difficile à installer. Notre première réaction face à une douleur, une crise d’angoisse, la perception d’une boucle de rumination est de vouloir la faire disparaître : « un homme n’a pas peur » « les adultes ne pleurent pas en public », « quand on veut, on peut », « ça suffit de ressasser le passé, réagis et va de l’avant » etc…

Tant que l’on n’a pas pris conscience, en position d’observateur du corps, des pensées et des émotions, que toutes ces sentences ne sont que des croyances limitantes installées dans l’enfance par les adultes référents, les dualités persistent avec du « favorable à cultiver » et du « mauvais qu’il faut étouffer, cacher et refouler ».

Toute action d’écarter, nier ou refouler une sensation ou une idée crée une tension, un état de lutte qui est préjudiciable à la paix de l’équipe Corps-Mental-Emotionnel.
Commencer à accéder à cet état de non-jugement, permet de ressentir une nouvelle qualité de détente dans laquelle tout devient simple, léger et joyeux.


TERMINONS AVEC DEUX EXERCICES SIMPLES POUR ACCUEILLIR ET RASSURER LE MENTAL

 

1- Entrer dans la conscience de la respiration et la poser dans le ventre

Se poser, sentir les appuis sur la chaise et au sol.
Suivre le mouvement de sa respiration naturelle, juste l’observer.

Ressentir si la respiration est thoracique ou ventrale
  • Une respiration haute et courte, claviculaire ou thoracique, donne une sensation de manque d’air, de respiration superficielle et laborieuse, voire rapide lors d’anxiété ou de crise d’angoisse. Pousser un soupir ou bailler, cela vous aidera à réinstaller une respiration ventrale.
  • Une respiration ventrale est synonyme de détente. C’est la respiration des nouveaux-nés, très apaisante dès qu’on l’observe. Le ventre se gonfle en inspirant et se dégonfle lentement en expirant.
Ressentir chaque temps de la respiration :
  • l’inspiration ;
  • le temps poumons pleins ;
  • l’expiration ;
  • le temps poumons vides.

Laissez faire, ne rien modifier, ne pas chercher à l’améliorer.

Cet exercice présente plusieurs avantages :

  • il peut se réaliser partout, dans n’importe quelle situation, debout, assis ou couché ;
  • il est extrêmement simple mais redoutablement efficace : notre mental a beaucoup de difficulté à gérer deux pensées en même temps et compter les quatre temps est un bon moyen de shunter les pensées parasites ;
  • il procure une détente profonde rapidement, c’est une technique parfaite pour revenir dans le moment présent
  • il permet de prendre conscience du merveilleux de la vie, la respiration se fait naturellement, sans notre participation consciente, de jour comme de nuit.

2- Entrer dans la conscience du corps et dialoguer avec lui

Le principe est de se concentrer sur une partie du corps

Tout en fermant les yeux, fixer son attention sur les sensations des pieds sur le sol ou des mains sur les genoux, lorsqu’on est assis.

Il est également possible de conscientiser nos modes de relation avec les vivants autour de nous.
Prendre conscience de nos différents organes des sens : la vision, l’odorat, l’audition, le goût et le toucher pour ressentir, être ici et maintenant et constater que les pensées vont, viennent et se calment.

  • Fermer les yeux quelques instants, les rouvrir et conscientiser tout ce qui est vu.
  • Ecouter et entendre les différents bruits autour de nous, agréables ou désagréables. Si nécessaire fermer les yeux.
  • Prendre conscience des odeurs environnantes, faire l’effort de s’y connecter, les analyser.
  • Croquer en conscience une bouchée d’un légume ou d’un fruit, ressentir toutes les nuances gustatives.
  • Sentir les mains posées sur les cuisses, leur poids, la façon dont les doigts se posent, leur écartement, la symétrie ou non entre la droite et la gauche.

Chacun de ces exercices vous permet de revenir en soi et de constater que l’on est bien plus que ce corps qui ressent et ce mental qui juge et classe les ressentis.

Bien sûr, l’efficacité est dans la répétition. Cette intégration prend du temps et se gagne jour après jour, mémorisé par notre équipe Corps-Mental-Emotionnel.
Tous les dialogues entre le ventre, le cœur et le cerveau sont fondamentaux pour aller dans ce sens.

De nouvelles expériences peuvent se vivre dans l’accueil et le calme, le “cerveau du ventre” les perçoit, les transmet au cerveau et le mental peut élargir son champ de possibles positifs. Et ainsi, une expérience qui, hier aurait été qualifiée de dangereuse par le mental, sera abordée sereinement comme déjà connue et positive.

Tout l’enjeu est de :

  • calmer les pensées négatives et envahissantes, de revenir à « l’ici et maintenant » qui permet de retrouver toute sa puissance de réflexion et d’action ;
  • ne plus être dans l’état de lutte, de perpétuel refoulement des sensations physiques et de l’emballement psychique résonnant avec des émotions à type de peur, de colère, de tristesse ou de ruminations.

En effet, la santé est certes l’absence de maladies mais également un état complet de bien-être et de détente. Une des clés de la santé est dans la capacité à accueillir.

 

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