MANGER EN CONSCIENCE : LA FAIM DES SENS

 

La faim des sens est une faim qui est liée à la perception par nos organes des sens.
Nous avons tous expérimenté le fait de saliver devant la vitrine d’un pâtissier ou un plat qui nous « parle » particulièrement même en absence de faim de l’estomac ou de nos cellules. Qui n’a pas eu envie d’un bon pain et d’un bon verre de vin devant un plateau de fromage particulièrement attirant ?

Nos sens sont source d’informations mais également source d’envies.

En effet, nous subissons toute la journée un étalage de nourriture dans les pubs, les affiches dans les transports en commun, les magazines, les spots publicitaires, des photos tellement alléchantes qu’on en mangerait… nos réfrigérateurs et congélateurs sont pleins… nos supermarchés et autres hypermarchés regorgent de nourriture, de tout en toutes saisons.

 

La faim des sens : la vision ou faim des yeux

 

L’interaction entre la vue et la faim est très fréquente, d’ailleurs l’expression « avoir les yeux plus grands que le ventre » exprime bien que, du fait des informations transmises par les yeux, nous pouvons être amenés à manger trop par rapport à la faim de l’estomac.

Nous pourrions être tenté(e)s pour moins manger, de préparer des assiettes qui ne soient pas appétissantes, par exemple manger directement dans une barquette surgelée passée au four micro-ondes. Cette stratégie n’est pas correcte.
En effet, en alimentation pleine conscience, il est extrêmement important de se préparer de belles assiettes. L’amour de soi commence par prendre le temps de bien nourrir le corps.

Comme exercice, nous allons nous entraîner à ressentir l’intensité de l’envie de manger provoquée par les informations visuelles transmises au cerveau.
Se préparer une assiette bien présentée et colorée.
Prendre le temps de regarder l’assiette puis de contempler le ou les aliments qui la composent : les couleurs, les formes, les différentes textures qui accrochent différemment la lumière, les jeux d’ombre et de lumière dans l’assiette.

Classer sur une échelle de 1 à 10 la beauté de l’assiette et combien les yeux participent à donner envie de manger.

S’exercer à ressentir la faim de l’estomac, la satiété malgré l’attirance liée à la vision.

La faim des sens : l’odorat ou faim du nez

 

Le nez est très important dans la perception des saveurs. En effet, la langue les perçoit globalement mais c’est le nez qui informe le cerveau de toutes les subtilités des goûts. 

Notre principale difficulté est que nous ne sommes que très rarement présents à ce que nous faisons : nous oublions tout simplement d’admirer une belle assiette ou de sentir le fumet d’un plat avant de le mettre en bouche. Nous ne prenons pas non plus le temps d’ensaliver et mastiquer longuement nos bouchées et ainsi nous privons des odeurs et des goûts. La conséquence est que nous mangeons souvent trop en quantité pour compenser ce manque de présence à chaque bouchée. 

Exercices pour percevoir le rôle du nez.

S’exercer à percevoir les deux ressentis du nez :

  • Prendre le temps de sentir les odeurs qui se dégagent de l’aliment ou de l’assiette : ne pas toucher l’aliment tant que les parfums n’ont pas été pleinement perçus.
  • Dans un deuxième temps, prendre une bouchée et la promener longuement en bouche avant même de la mastiquer, puis mastiquer toujours en passant d’un côté et de l’autre. Ainsi, nous permettons à l’air de monter dans notre nez et en quelque sorte de goûter l’odeur des aliments.

Ressentir ce que la perception des odeurs déclenche dans le corps entier et comme envie.

 

La faim des sens : le goût ou faim de la bouche

 

Prendre une toute petite quantité d’aliment, fermer les yeux et promener l’aliment dans la bouche avec la langue, sans le mastiquer. Laisser les saveurs se dégager. Mastiquer une ou deux fois et prendre le temps de ressentir.

Observer ce que le fait de mastiquer provoque comme envie ou comme effet sur la faim. Repérer les saveurs agréables ou indifférentes, les consistances que vous préférez.

 

La faim des sens : l’audition ou la faim des oreilles

Lorsque nous mangeons un aliment, nous nous attendons à une certaine sensation qui passe par les oreilles, par exemple un morceau de baguette croustillante, une carotte crue croquante, du pain sec ou dur qui crépite sous la dent…

Prendre le temps de ressentir comment les oreilles interviennent dans l’expérience de manger un aliment

 

Il est intéressant d’expérimenter que pour satisfaire cette faim des sens, ce n’est pas la quantité qui compte mais la prise de conscience de la façon dont l’aliment nous comble et l’intensité du ressenti.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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