REPRISE ALIMENTAIRE APRÈS LE JEÛNE, UNE ÉTAPE CRUCIALE

 

La reprise alimentaire après le jeûne est l’étape la plus importante du processus de jeûne ou de détox. En effet, c’est elle qui détermine l’efficacité du jeûne sur la durée.
Très souvent, la remontée alimentaire est trop rapide aussi bien dans la diversité des aliments dans un même repas que dans les quantités absorbées.

C’est dans cette phase de reprise alimentaire que nos conditionnements et croyances, nos habitudes alimentaires, mais aussi nos doutes et nos résistances au changement viennent faire échouer notre démarche.

La réalimentation doit se faire :

  • progressivement ;
  • avec des aliments vivants ;
  • dans des quantités adaptées ;
  • dans la conscience de l’aliment et des besoins du corps.

Nous allons d’abord définir la reprise alimentaire et en détailler trois objectifs importants qui font toute la réussite ou l’échec du jeûne et nous terminerons en proposant un « guide » pour une reprise alimentaire après le jeûne réussie.

 

Les objectifs de la reprise alimentaire après le jeûne

 

Après une période de détoxification intense de tous les organes, tissus et cellules du corps avant, durant la descente alimentaire, et pendant le jeûne, la reprise alimentaire est une phase qui poursuit plusieurs objectifs :

  • stabiliser la reconstruction de la flore et de la muqueuse intestinale
  • consommer des aliments vivants, très riches en minéraux et vitamines
  • continuer la détoxification de l’organisme qui a été stimulée par le jeûne mais qui est loin d’être terminée, surtout en ce qui concerne le foie.

 

1- Stabiliser et poursuivre la reconstruction de la flore et de la muqueuse digestive

 

La muqueuse digestive, et intestinale en particulier, n’est pas totalement nettoyée pendant le jeûne. Lors de la reprise alimentaire, les premiers repas doivent avoir un effet laxatif. En effet, plus les premiers aliments passent vite, plus ils entraînent les surcharges et les toxines libérées pendant le jeûne.
Les fruits, les crudités, le psyllium blond, la graine de lin moulue et la graine de chia facilitent l’évacuation des déchets dans les intestins.

Le risque à se réalimenter trop vite est d’abîmer son système digestif en créant un stress important au niveau cellulaire. Nous nous exposons alors à des douleurs abdominales, des ballonnements, des nausées, une grande fatigue ou simplement un inconfort digestif.

Il est donc important de suivre le plan de reprise alimentaire et non ses désirs de nourriture, qui sont toujours exacerbés à la suite d’un jeûne.

Il est difficile de donner des règles, mais on considère qu’il est bien d’aller d’autant plus doucement que le jeûne a été long. Le système digestif se remet en route et il faut tout simplement respecter son fonctionnement, plus ou moins rapide selon les personnes.

Comme pour la descente alimentaire avant le jeûne, la reprise alimentaire s’effectue sur plusieurs jours et on peut estimer, d’une manière générale, que chaque jour de jeûne équivaut à un jour de reprise alimentaire.

Pour un jeûne de 7 jours, faire 7 jours de reprise alimentaire au minimum. Pour un jeûne ou une détox de 2 ou 3 jours, prévoir une reprise alimentaire sur 2 ou 3 jours. Plus la reprise alimentaire sera douce et dans l’attention des besoins du corps, plus les bénéfices du jeûne seront importants. En effet, tous les phénomènes de nettoyage, de réparation et de régénération de la muqueuse digestive peuvent se poursuivre.

Ceci est particulièrement important en cas de maladie inflammatoire de l’intestin ou de l’estomac, en cas de diabète, de syndrome métabolique ou d’obésité. Plus la reprise est lente, plus le corps dispose de temps supplémentaire pour réparer et renouveler les cellules.

Dans tous les cas :

  • s’abstenir de protéines animales, de produits à base de lait de vache, de céréales et d’aliments raffinés jusqu’au 7ème voire 10ème jour.
  • reprendre l’alimentation tranquillement et patiemment, en se donnant des moments de repos, d’activité physique douce comme la marche dans la nature et surtout des temps dans la journée pour ressentir les besoins du corps.

 

2- Consommer des aliments vivants, à haute valeur énergétique

 

  • Des aliments très nutritifs, jus de légumes, fruits et crudités râpées et bien mastiquées, fruits oléagineux, graines germées sont parfaits pour démarrer. Ce sont des aliments bio, extrêmement disponibles, qui donnent une bonne vitalité, en petite quantité.
  • Des quantités minimes que l’on augmente progressivement, au fil des jours. Après les aliments crus des premiers repas, on introduit les légumes cuits, les œufs, le poisson en petite quantité et les fruits de mer, ensuite les légumineuses et éventuellement quelques céréales bien choisies pour revenir à une alimentation diversifiée aux goûts de chacun.
  • Continuer la détoxification de l’organisme qui a été stimulée par le jeûne mais qui est loin d’être terminée, surtout en ce qui concerne le foie.

C’est pour cette raison qu’il est conseillé de passer très progressivement du jeûne à des repas complets.
Les personnes, qui après avoir jeûné reprennent leur alimentation antérieure détruisent une grande partie des bienfaits du jeûne. Si modifier son alimentation peut être nécessaire, revoir son comportement vis à vis de l’alimentation est encore plus souvent fort utile, nous le verrons dans la dernière partie de cet article…

 

3-  Continuer de détoxification et la régénération de l’organisme 

 

Se réalimenter, c’est apporter des aliments très nutritifs et à haute valeur énergétique mais c’est aussi recommencer à consommer de l’énergie pour digérer et assimiler ces aliments.

Avoir conscience du fait que plus on mange, plus on dépense d’énergie pour digérer,  permet de gérer au mieux la reprise alimentaire. En effet, si l’on remange rapidement de grandes quantités d’aliments variés, une grande partie de notre vitalité sera utilisée à digérer. De ce fait, les secteurs du nettoyage, de la réparation et de la régénération se verront appauvris en énergie disponible et seront à nouveau moins performants.

La reprise alimentaire idéale est un temps de :

  • remise en fonctionnement du système digestif lentement, en respectant le rythme du corps ;
  • reconstitution des différentes réserves de vitamines, enzymes, sucre et graisse, d’où l’intérêt de consommer des aliments vivants, bio, de saison, à pleine maturité ;
  • mise en place d’une nouvelle façon de se nourrir avec des habitudes saines que l’on prend le temps d’intégrer à notre quotidien

Rappelons que nos habitudes alimentaires se sont installées dans notre enfance transmises par nos parents et se sont lentement modifiées en fonction de l’impact de la société sur nous.

Les modifier est à la fois simple – il suffit de revenir aux besoins du corps et les écouter – mais c’est souvent difficile car nos réflexes sont bien ancrés. Un certain nombre d’activités répétitives quotidiennes, comme s’alimenter, s’hydrater, mastiquer sont confiées par le cerveau en mode automatique au  cervelet.
Pour arriver à les modifier, il est bon de pratiquer des rendez-vous réguliers avec soi et de les tenir. Le fait de conscientiser chaque jour le choix de nos aliments, notre rythme de repas, la relation qu’on établit avec l’aliment vont permettre de changer les automatismes installés. Mais la vigilance est de mise surtout dans le premier mois, et à un moindre niveau dans les six mois suivants.

 

La reprise alimentaire en pratique

 

Pour s’aider dans cette phase, il est bon de faire le point avec soi-même sur sa façon de s’alimenter

 

1- Se poser face à son « équipe Corps-Mental-Emotionnel » et observer

 

Les raisons de manger 

Ai-je faim par besoin du corps ?
Suis-je sûre de savoir différencier la faim du besoin de boire de l’eau pour hydrater le corps ?
Suis-je sujette à des compulsions de sucré, de salé, à certains horaires ?

Ai-je envie de manger, par désir du mental, par compensation, suite à un stress ?
Ai-je envie de manger pour combler un vide intérieur, par colère ou ennui ?
Ai-je envie de manger par peur de défaillir, de ne pas tenir le coup ?
Ai-je envie de manger par peur de manquer et des souffrances que le manque pourraient engendrer ?

Pour quelle raison suis-je à table ?
• parce que c’est l’heure de manger ;
• pour faire comme les autres ;
• par convention sociale ou par obligation professionnelle.

 

Les comportements lors des repas

Je pense à mastiquer et à garder l’aliment en bouche.
Je repose mes couverts entre deux bouchées.
Je mange sur le pouce, debout, à la va-vite parce que je n’ai pas le temps de manger.
Je suis dans les premiers ou les derniers à finir mon assiette.
J’attache de l’importance au carburant que j’offre à mon corps pour fonctionner.
Je consacre du temps et/ou un budget important pour m’alimenter.
Je mange en lisant le journal ou en regardant la TV.

 

2- Profiter des bienfaits de cette « pause – jeûne » pour changer les modes de vie 

 

  • Mettre chaque jour le corps en mouvement, laisser venir les envies et même si l’emploi du temps semble ne pas le permettre, aller marcher dix minutes matin et soir si possible dans la nature ou dans un parc.
  • Prendre des temps de respiration, ceux qui vous plaisent : yoga, tai qi chuan, qi gong, ou simplement respirer consciement lors de votre marche.
  • Privilégier les temps de repos et de sommeil, mieux équilibrer vie professionnelle et privée, s’octroyer des temps rien que pour soi.
  • Gérer au quotidien les facteurs de stress et la ronde des pensées, ne plus laisser le passé polluer le présent.
  • Laisser les émotions s’exprimer, les accueillir sans jugement ni classement en bonnes ou mauvaises.
  • Installer le rire dans sa vie, retrouver des temps de pur plaisir, d’amusement, comme dans la petite enfance.
  • Devenir acteur de sa santé et de sa vie, dans la simplicité, la légèreté et la joie.

 

Plus que le choix de l’aliment, c’est l’état d’esprit dans lequel on nourrit le corps physique qui est tout. Il faut savoir profiter de ce temps de pause et de regard sur soi qu’offre le jeûne pour revoir ses modes de vie et son alimentation.

Le choix des aliments constituant notre repas n’est pas important, à condition qu’ils soient majoritairement vivants, vibratoirement élevés, végétaux… mais aussi variés.
Adaptons nous à toutes les situations que la vie nous présente.
Ayons une alimentation responsable et juste dans les quantités et le rythme des apports quand nous sommes seuls et sachons festoyer et manger de tout quand l’occasion se présente à nous… mais dans les justes quantités qui sont, rappelons-le, différentes pour chaque personne.

La clé de ces changements réside dans l’art d’être dans le ressenti, à l’écoute des besoins du corps, mais aussi des envies psycho-émotionnelles.

Terminons en citant une phrase de l’écrivain Georges Bernard Shaw :
«N’importe quel sot peut jeûner, seul le sage sait terminer convenablement un jeûne ».

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2 Commentaires

  1. Excellent article et conseils !

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    • merci pour ces encouragements, Lisa et bonne journée “santé et énergie”

      Réponse

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