Le « médecin intérieur » nous habite de toute éternité. Nous lui donnons tous un nom différent. Il s’agit de cette force en nous, qui pulse et nous propulse, pour peu que nous acceptions de « perdre du temps » à écouter son murmure. Ce guide intérieur est le seul capable de nous orienter, de savoir ce qui est bon pour nous, de nous ramener à l’état de santé et de vitalité. Sur le plan santé, nul autre que vous, qu’il soit médecin, naturopathe, guérisseur, chamane, sorcier, etc, n’a la capacité d’entendre cette voix intérieure qui vous est propre.

Nous avons vu dans l’article précédent Guérison ou autoguérison les croyances les plus fréquentes concernant la guérison et la maladie, ce qu’est la maladie par rapport à la santé et comment retrouver l’enfant intérieur.

Voyons maintenant le chemin à parcourir pour passer du thérapeute extérieur au « médecin intérieur ».

Ce chemin est plus ou moins long, plus ou moins laborieux selon les individus. Certains, intuitifs et hypersensibles, sont d’emblée dans le guide intérieur, d’autres mettrons toute une vie pour y parvenir. N’y voyons aucune hiérarchie, chaque être humain est unique et parfait et son chemin lui appartient.

Nous allons d’abord décrire le chemin classique parcouru lors de la prise de conscience d’une maladie, puis nous détaillerons le « médecin intérieur », guide d’un parcours initiatique.

​​Chemin classique p​roposé par notre société lors de la prise de conscience d’une maladie.

Un jour, d’aventure, un symptôme apparait : un mal de tête, une douleur au genou, un lumbago, des ballonnements… En course permanente, dans notre vie de stress répétitifs, nous n’y prétons même pas attention.

Le symptôme persiste, revient régulièrement ou s’intensifie. La sensation arrive enfin à notre conscience. Notre mental s’en empare, ​réfléchit, cherche la solution dans sa banque de données et nous ​propose d’aller consulter un médecin… car ​c’est devenu trop génant, cela pèse dans notre quotidien.

Nous cherchons avec grand soin le ​thérapeute, médecin conventionnel, scientifique, ou énergéti​cien, naturopathe ​, guérisseur, sorcier ou chamane… en fonction des ​schémas qui nous été proposés dans notre enfance par notre famille et les adultes référents.

​C’est passivement que nous nous en remettons à son savoir​. Ce thérapeute, supposé être tout-puissant, ​doit comprendre la situation, intervenir et gommer l​e ​symptôme​. Son action doit permette de revenir à l’état antérieur de santé et d’harmonie.

Il n’y aurait, alors, rien d’autre à faire que de trouver le bon thérapeute muni des bons outils… aucun effort de notre part et le retour à la santé à la clé !

C’est bel et bien l’attitude que nous adoptons devant une hypertension artérielle, un diabète ou une insomnie rebelle. Imaginons que nous ayons cette même attitude, face à un surpoids. Venir chercher la pilule miracle en ne changeant rien à son alimentation industrielle et transformée, en continuant d’être sédentaire et dans un bain de facteurs de stress. Cette mise en scène parait ridicule et c’est pourtant souvent ainsi que nous nous comportons face à la maladie.

Quelques thérapeutes et quelques outils plus loin, en dernier recours, nous quittons l’illusion d’une solution qui ne viendrait que de l’extérieur et accédons à l’idée qu’une participation active serait nécessaire. Nous nous reconnectons alors, souvent aidés par un accompagnant, à notre guide intérieur.

​Le « médecin intérieur », guide du parcours initiatique de santé

​Ce que nous nommons le « médecin intérieur » n’est autre que les processus naturels d’auto-guérison et cette extra-ordinaire faculté que nous possédons depuis toujours d’entrer en contact avec nos ressentis et notre profondeur.

La maladie prend alors une signification quasi-initiatique.

Nous nous appuyons sur le guide intérieur, cette petite voix qui parle tout au fond de nous et qui sait.

  • Elle nous amène à développer de nouvelles façons de faire et d’être.
  • Elle nous questionne dans des zones où nous n’étions peut-être jamais allés.
  • Elle nous ​propose des changements de rythmes.
  • De nouvelles priorisations sont nécessaires.

Cette démarche n’est pas un voyage en solitaire.

Certes, les réponses sont à trouver dans nos profondeurs mais la maladie nous propose aussi de nous ouvrir aux autres, d’apprendre à demander et d’accepter le soutien et l’amour des autres.

A partir du moment où l’on accède au guide intérieur, les conseils et les pistes proposées par les accompagnants prennent tout leur intérêt.

​Alors, nous accédons à un nouveau niveau de participation et de compréhension :

  • externe, raisonnée et intellectuelle, sur l’anatomie, la physiologie et la biochimie du corps ;
  • interne, dans le ressenti, qui nous permet de profiter de toutes les voies de traitement aussi bien conventionnels qu’énergétiques.

L’idée est alors de « cultiver le scepticisme a priori » : ne rien rejeter mais ne rien accepter comme vérité absolue. Tout doit être passé au filtre du guide intérieur car vous êtes la seule personne au monde à savoir ce qui est bénéfique pour vous.

Et pour ce faire, une seule attitude : installer des temps de grand rendez-vous avec son équipe Corps-Mental-Emotionnel. Vivre chaque journée et chaque expérience à l’écoute des réponses apportées par le corps, du moindre murmure de la petite voix à l’intérieur qui guide chaque jour vers plus de santé et de vitalité.

Cette démarche n’isole pas de la vie, bien au contraire.

Le fait d’être malade ne nous met pas en parenthèse de la vie. Le piège serait d’attendre la guérison pour revenir à ce que nous nommons « la vie  normale ».Nous continuons à vivre notre vie mais avec une expérience particulière qui lui donne une grande puissance.

​Cependant, notre vie habituelle, professionnelle et personnelle a souvent besoin d’être aménagée. En effet, nous menons en parallèle un voyage de retour à l’équilibre et à l’harmonie, en rendant aux processus naturels d’auto-réparation et d’auto-guérison toutes leurs capacités.

Les temps de rendez-vous quotidiens avec nos cellules deviennent des moments forts de notre journée. Nous nous sentons renaître, plus conscients, plus détendus, plus légers, en lien permanent avec le guide intérieur. Nous vivons avec intensité le OUI à la Vie, sans retenue, sans peur dans la simplicité, la légèreté et la joie.

Personnellement, ce qui me remplit de joie au quotidien, c’est d’accompagner les personnes à quitter la position passive d’objet pour accéder à la place d’acteur de sa santé et de sa vie.

Un bon peintre ne fait pas un tableau, il s’efface pour que la Vie soit sur sa toile, un bon jardinier est tout au service de son jardin, attentif au quotidien à ce que la plante, la fleur ou l’arbre ne manque de rien et que la Vie s’y écoule sans heurt. Un bon médecin fait de même : il accompagne le Vivant, attentif au moindre bruit qui signifierait un début de dysfonctionnement. Il possède un savoir, des outils, un chemin de vie, qu’il met au service de celui qu’il accompagne mais d’abord et avant tout, il s’efface, se recueille devant le mystère de la vie et là tout son art peut s’exprimer.

Je terminerais en citant Hippocrate : « La force qui est en chacun de nous est notre plus grand médecin ».

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